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Réagir sur l'actualité avec les élèves de 3ème !

Rédigé par Madame Brun - 05 février 2013 -

Voici les articles rédigés par les élèves de 3°A, B et C sur des sujets d'actualité scientifique :

 

 

--> Article de Charlie et Théo (3A)

 

La greffe : soit tu vis, soit tu « creffes » !

 

Si elle reste une opération délicate de nos jours, voire risquée, c’est bien la greffe d’organes ou de membres. Elle est pourtant aujourd’hui très largement pratiquée avec succès. Les résultats actuels ont été obtenus grâce à l’amélioration des techniques au fur et à mesure du temps.

Problème : pour parvenir aux résultats actuels, les techniques de greffe ont évolué en surmontant certains obstacles majeurs. Lesquels ?

Cet article vise à montrer comment le développement des techniques a permis de contourner certains problèmes.

Document 1 : Première greffe de foie à partir d'un donneur décédé après arrêt cardiaque

(source : Doctissimo.fr)

 

Dans la nuit du 4 au 5 avril 2009, à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, deux équipes chirurgicales effectuent une greffe de parties du visage et des deux mains sur un jeune homme gravement brûlé lors d’un accident. C’est la 6ème greffe des parties de la face réalisée dans le monde et la 4ème en France.

Mais c’est la première greffe simultanée du visage et d’une autre partie du corps sur un patient. Le don provient d’un autre homme. Deux jours plus tard, le professeur Laurent Lantiéri déclare à la presse que le greffé se porte bien.

Document 2 : Une première : la greffe simultanée d’un visage et des deux mains

 

Document 3 : Une transplantation de rein (Source : Manuel de SVT)

 

 

I- Les greffes : une histoire ancienne

 

Les allusions aux greffes d’organes ou de membres sont largement présentes dans des textes très anciens et tout au long de l’histoire de l’humanité. Ainsi, au IIe siècle, en Chine, on trouve les premières références au remplacement d’organes malades par des organes sains. Par la suite, plusieurs exemples de tentatives de greffe, de tissus ou d’organes sur des hommes ou des animaux auront lieu dans le monde, mais leurs résultats ne seront pas concluants. Si les difficultés d’ordre chirurgical comme la suture des vaisseaux sanguins des organes transplantés à ceux des receveurs, tendent à disparaître avec la maîtrise de la technique, les greffes demeurent la plupart du temps des échecs : les receveurs semblent ne pas tolérer des éléments provenant d’organismes étrangers.

En 1954, à Boston, l’équipe de Murray, Merrill et Harrison réalise avec succès la première transplantation rénale à partir d’un donneur vivant. Il s’agit de vrais jumeaux dont la quasi-identité génétique laissait présager le résultat. Désormais, un seul objectif pour les différents chercheurs de la planète : reproduire cette réussite chez des patients qui n’ont pas de jumeau.

En 1958, Jean Dausset met en évidence le système HLA, une sorte de carte d’identité génétique de l’homme, ainsi que son rôle dans la lutte d’un organisme contre un greffon étranger.

 

Document 4 : Représentation de la greffe miraculeuse d’une jambe, sous Dioclétien, réalisée par Saint Côme, patron des chirurgiens, et son frère Saint Damien. Peinture à l’huile sur panneau, anonyme. 1495, (forum-politique.org)

 

L’amélioration des techniques de prélèvement rend possible celui de plusieurs organes chez le même donneur et leur conservation en dehors du corps pendant un certain temps.

Après une période de consolidation des techniques, la découverte, dans les années 1980,

de la ciclosporine, un médicament immunosuppresseur, permet d’améliorer la survie des transplantés. On appelle immunosuppresseurs des médicaments utilisés dans le traitement immunosuppresseur pour inhiber ou prévenir l'activité du système immunitaire. On les utilise pour prévenir le rejet de greffe d'organes et de transplantés (par exemple moelle osseuse, cœur, rein, foie

ou pour traiter les maladies auto-immunes ou les maladies susceptibles d'être d'origine auto-immune.

 

II- Réussir une greffe

 

Pour qu’une greffe réussisse, il faut greffer un tissu ou un organe dont les caractéristiques biologiques sont les plus proches possibles de celles du receveur (c’est la compatibilité) et maîtriser ensuite les phénomènes inévitables de rejet :

– la compatibilité est la plus ou moins grande similitude biologique entre des tissus du donneur et ceux du receveur. Chaque individu se définit par son système HLA, un ensemble de molécules spécifiques localisées sur chacune de ses cellules. Quand le donneur possède un système HLA proche de celui du receveur, il y a compatibilité ;

– le rejet est un phénomène naturel qui correspond à la destruction, par le système immunitaire, après sa reconnaissance, de tout élément étranger pénétrant dans l’organisme vivant.

On peut agir sur le phénomène de rejet d’une greffe en atténuant l’intensité de la réponse immunitaire, grâce à des médicaments appropriés, les immunosuppresseurs.

Pour sauver des vies humaines, on réalise des transfusions sanguines, des transplantations d'organes et des greffes de tissus ou de cellules.

Il est nécessaire de respecter les groupes sanguins entre le donneur et le receveur lors d'une transfusion sanguine et les règles de compatibilité entre le donneur et le receveur lors d'une greffe de tissus ou de cellules ou lors d'une transplantation d'organes.

En France, le don du sang et le don d'organes sont des actes volontaires, anonymes et bénévoles. Les organes sont prélevés sur des personnes vivantes ou après leur mort.

 

Document 5 : Du donneur au receveur. (Source : Manuel de SVT)

 

 

Document 6 : Campagne de la Fédération des associations pour le don d’organes et des tissus humains un relais pour la vie Le don d’organes. (source : france-adot.org)

 

L'histoire de la greffe commence dès l'Antiquité est a du surmonté de nombreux obstacles avant de devnir la pratique courante et relativement fiable qu'elle est aujourd'hui. Les problèmes de rejets par le système immunitaire sont les plus fréquents.

Sera-t-il possible un jour de créer des organes synthétiques fiables et 100% compatibles avec le receveur ?

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