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L'esclavage du XVIIème au XIXème

La traversée

Le capitaine mettait environ 5 à 6 mois pour s'approvisionner en esclaves si il était obligé au cabotage le long des côtes africaines.

La traversée se passe sur un bateau qu'on appelle "négrier". Avant de monter dans le bateau, les esclaves se font baptiser de force par le prêtre. On leur donne un nom chrétien, on les enregistre, on les déshabille pour éviter les maladies.

Le départ des côtes africaines

Le capitaine choisissait de quitter les côtes africaines la nuit car à ce moment là les esclaves étaient enchainés dans l'entrepont. Cette opération était délicate car il y avait des tentatives de suicide ou d'évasion. La traversée de l'océan Atlantique durait 2 à 3 mois.

bateau negrier
Un bateau négrier

La journée des captifs quand le temps est correct.

Les captifs montaient par groupes, sur le pont supérieur, vers 8h du matin. L'équipage commençait par la vérification des fers et la toilette des esclaves en les aspergeant avec de l'eau de mer. Deux fois par semaine, on passait leur corps à l'huile de palme. Une fois par quinzaine, les ongles étaient coupés et la tête rasée.

Vers 9h, venait le repas, à base de légumes secs, de riz, de maïs, ignames, bananes et manioc que l'on avait achetés sur les côtes africaines. Le tout était bouilli, complété par du piment, de l'huile de palme, parfois un peu d'eau-de-vie. Il y avait un plat pour 10, une cuiller en bois pour chacun.

L'après-midi, on incitait les esclaves à s'occuper. On organisait des danses, un exercice difficile pour les hommes enchaînés.

Vers 5H00, les esclaves redescendaient dans l'entrepont où les hommes étaient enchainés, pour y passer la nuit.

Entassement dans l'entrepont des esclaves

Les esclaves étaient entassés dans les parcs à esclaves, dans l'entrepont. Les esclaves sont installés "en cuillère" dans l'entrepont, c'est-à-dire qu'on les entasse les uns contre les autres pour gagner de la place. Ils sont nus pour éviter les maladies, que l'on craint. Les maladies les plus graves sont le scorbut et la dysenterie. Le chirurgien à bord ne pouvait pas soulager la souffrance des captifs car les connaissances médicales de l'époque étaient insuffisantes. Les esclaves morts étaient jetés par dessus bord et mangés par les requins.

Les captifs ne pouvaient pas se tenir debout ils devaient rester coucher ou assis enchainés nus dans un espace de 1 mètre cube.

Quand il y avait des tempêtes, les prisonniers ne sortaient pas sur le pont supérieur et restaient dans l'entrepont. Ils souffraient particulièrement de l'exiguïté car ils étaient projetés les uns contre les autres, s'écrasant et se blessant cruellement.

Pont d'un négrier

Les esclaves ont rarement essayé de se révolter car ils ne savaient pas naviguer, mais ils l'ont déjà fait. Avant d'accoster sur le sol américain, le navire est mis en quarantaine : pendant quarante jours, personne n'a le droit de monter ni de descendre du bateau avant qu'on ait vérifié qu'il n'y ait aucune épidémie. Pendant la quarantaine, les négriers soignent leurs "marchandises" ; ils les lavent, les coiffent, les habillent correctement. Le chirurgien cache les défauts des esclaves : cela s’appelle le blanchissement.

On estime que sur les 12,5 millions d’Africains embarqués de force pour l’Amérique entre le XVIe et le XIXe siècle, 10 à 11 millions ont survécu à la traversée de l’océan Atlantique.

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