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L'esclavage du XVIIème au XIXème

Le Code noir

Le Code noir est un recueil d’une soixantaine d’articles qui a été publié en plusieurs fois en 1685. Il rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises. Il a été écrit afin de régler les problèmes posés par l’esclavage dans les colonies : la supériorité numérique (deux Noirs pour un Blanc), les attentats et soulèvements des « nègres marrons », l'indifférence des colons à l’égard de l’éducation religieuse de leurs esclaves et rapports sexuels maîtres-esclaves. La priorité est d’empêcher les soulèvements des esclaves avec le Code noir et d’assurer ainsi un bon approvisionnement de la métropole en produits tropicaux.

Le Code noir a été préparé par Colbert à la demande de Louis XIV. Le Code noir définit les droits du « propriétaire » sur son esclave. A l’origine, il était destiné aux colonies françaises : les Antilles, la Guyane et l’île Bourbon. Puis, d'autres pays ont adopté un code du même genre.

Code noir

Les maîtres pouvaient châtier les esclaves si ils avaient une raison valable. Dans le Code noir il est écrit que les maîtres avaient le droit de les fouetter et de les enchaîner si ils jugeaient bon de le faire mais ils ne devaient ni les torturer ni les mutiler sans motif valable. Malheureusement les maîtres ne le respectaient pas : ils les marquaient au fer rouge, ils les émasculaient, ils étaient mutilés. Si ils étaient accusés de marronnage ils avaient un collier de cou (aux longs bouts recourbés) qui les empêchaient d’essayer de s’enfuir à nouveau. Et ils pouvaient être tués (si il y avait violence envers son maître, vol et si les esclaves se regroupaient).

Collier de cou

Les esclaves qui étaient dans les îles devaient être baptisés et instruits dans la religion de leur maîtres (catholique, apostolique et romaine). Les maîtres devaient avertir au plus tôt les gouverneurs et intendants de l’arrivée des nouveaux esclaves sous peine d’amende.

Dans le Code noir, l'esclave est présenté comme un « meuble » : le propriétaire pouvait les vendre à son gré, comme un animal. Comme l'affirme l'article du Code noir : « Article 44 : Déclarons les esclaves être meuble, et comme tel entrer en la communauté, n'avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre cohéritiers[...] »

Pour ce qui est des droits des esclaves, ils n’en n’avaient pas : donc ils ne pouvaient pas porter plainte ou quoi que ce soit d’autre. Les maîtres pouvaient affranchir les esclaves mais cela était très rare car les acheteurs n’achetaient pas les esclaves pour leur rendre leur liberté (sauf quelques exceptions).

Comme vous vous en êtes sûrement rendu compte la vie des esclaves était très difficile et malheureusement la loi était contre eux (Le Code noir).

Sara, 4ème
Müzeyyen, 4ème