El parque Güell



A la fin du XIXéme siècle, en Catalogne, se développe un mouvement culturel, la Renaixença (le Renouveau), qui s'étend à tous les domaines d'expression artistique et vise la promotion d'un art et d'une littérature authentiquement régionaux. Ce mouvement est synonyme de liberté et de rejet de la domination de l'Espagne et du traditionalisme espagnol.
Parallèlement à la Renaixença se développe el Modernismo, version catalane de l'Art Nouveau. Il se caractérise par la prédominance des lignes courbes, la richesse des détails, l'utilisation fréquente des motifs végétaux, le goüt de l'asymétrie et le dynamisme des formes.
Gaudí est le représentant le plus connu de cette nouvelle esthétique qui s'affirme dans la construction de la Sagrada Familia, de la Casa Milá ou de la Casa Batlló.


Le parc Güell est situé situé sur le Mont Carmel (la montaña del Carmel) et domine la ville de Barcelone. C'est en 1900 que le financier Eusebio Gûell charge Gaudí de construire sur ces pentes une cité jardin qui devait comprendre une soixantaine de maison. La cité devait avoir une organisation vaguement coopérative et les propriétaires devaient partager les services tels que l'eau, l'électricité et les transports. Mais ce projet fut un désastre fiancier et seulement deux maisons furent construite entre 1900 et 1914. Gaudí habita la maison témoin de 1906 à 1926.





L'entrée principale est encadrée de deux loges et donne sur un magnifique escalier orné de rampes en céramiques qui mène à la halle en colonnades du marché. Des sculptures en céramiques à têtes d'animaux servent de fontaines et décorent cet escalier. On y voit un dragon qui représente Python, gardien des eaux souterraines.




Au-dessus de la halle du marché, soutenue par des rangées de colonnes doriques, se trouve la place du "théâtre grec" ou "théâtre de la nature". Cette immense terrasse est bordée par une magnifique banquette en céramique qui serpente tout autour de l'amphithéatre.





Détail des mosaïques qui recouvrent la banquette.






Vue intérieure des arcades qui soutiennent une des quatre routes principales qui traversent le parc. Les portées d'arcades et de viaducs sont traitées différemment. Certaines ressemblent à des champignons, d'autres à des palmiers, les unes sont brutes, les autres sont lisses.