La carrière de Pascal Andréacchio n’est pas seulement “un long fleuve tranquille”.




Pascal Andréacchio est un jeune compositeur de musique de film de la région, il travaille avec de nombreux réalisateurs et notamment Etienne Chatiliez, réalisateur de Le bonheur est dans le pré. et Tanguy.





Compositeur de musique de film, une sacrée chance !
Pascal Andréacchio est un homme de trente-cinq ans qui travaille dans le domaine de la musique depuis près de douze ans ! Son métier : compositeur de musique de film. Le fait n’est pas si courant! C’est pourquoi il nous explique en quoi consiste réellement son travail qu’il considère comme une très grande opportunité !

Un studio chez soi.
C’est à Pont de l’Arche que Pascal nous reçoit. Il travaille seul et la plupart du temps chez lui dans un studio qu’il a aménagé à l’étage supérieur de sa propre maison. Plutôt grand, le studio comporte toutes sortes d’instruments de musique : un piano, un ordinateur ou bien encore un synthétiseur. Personnalisé à son goût, son studio comprend également une petite chambre et un bureau. Il y travaille sans arrêt et notamment la nuit.

Comme Mozart, le jeune musicien a commencé à jouer du piano à l’âge de cinq ans.
“C’est la musique de Jerry Goldsmith dans La planète des singes qui m’a donné envie de composer pour le cinéma” raconte-t-il. A la fin de ses études, Pascal Andréacchio n’a pas hésité très longtemps : “Je me suis dit que la meilleur façon de rencontrer un réalisateur c’était d’entrer dans la publicité”. L’avenir lui donnera raison.

Une rencontre déterminante.
Dans un studio parisien, il rencontre un jour Jean Paul Goude. “Jean Paul Goude m’a permis de rentrer par la grande porte dans la publicité. Grâce à lui, j’ai rencontré Etienne Chatiliez avec qui je travaille depuis dix ans” nous explique-t-il. Notre interlocuteur a notamment signé les musiques de ses deux derniers films : Le bonheur est dans le pré et Tanguy, actuellement dans les salles.

Des journées entières consacrées au travail
Pascal travaille sur plusieurs films ou publicités par an. Lorsqu’il travaille sur un film, il peut y passer des jours et des jours : “Il m’est déjà arrivé de travailler des jours sans manger, sans dormir, et même sans descendre de mon studio”, nous confie-t-il.

Et l’inspiration : peut-être tout simplement beaucoup de réflexion?
Il travaille quand il a de l’inspiration “Pour moi, l’accident de travail ne peut être que la panne d’inspiration. Je trouve souvent l’inspiration la nuit car je suis plus concentré. Ce sont les images qui m’inspirent des idées. La musique peut-être axée sur les personnages, les sentiments, elle peut rythmer les séquences etc.... Quant à l’inspiration pure, il faut en fait beaucoup réfléchir pour trouver la bonne idée”, ajoute-t-il. Il adore son métier mais pour lui l’inconvénient reste le fait qu’il n’est pas toujours disponible pour sa famille.

S. Andréacchio