LES ANNEES DE GAULLE

 

En mai 1958, le soulèvement des français d’Algérie provoque le retour du général de Gaulle. Après avoir fait approuver par référendum la constitution de la Vème République où le pouvoir exécutif est renforcé, De Gaulle devient le premier Président de la Vème République élu au suffrage universel direct.
Il s’attache à résoudre la crise algérienne et signe les Accords d’Evian qui permettent l’accession à l’indépendance de l’Algérie malgré l’hostilité d’une partie des français d’Algérie et de l’armée et malgré les attentats de l’OAS.
Après 1962, de Gaulle cherche à redonner à la France sa grandeur passée et marque une volonté d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis (la France quitte l’OTAN en 1966). Le pouvoir de de Gaulle est contesté en mai 1968 puis lors du référendum sur la régionalisation en 1969. C’est après cet échec qu’il démissionne.
 

Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone des fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut-être la France sans la grandeur.

C. de Gaulle, Mémoires de guerre,
tome I, Plon, 1954.

     La Constitution de la Vème République