Grand Quevilly, paysages et histoire

Démarche pédagogique et déroulement de l'IDD

Ceci est un bilan d'étape. Il sera réactualisé et complété en fin d'année.

 

Liens avec le programme

  • En histoire

II. L’EUROPE ET SON EXPANSION AU XIXe SIÈCLE (1815-1914)
1. L’âge industriel
À partir des transformations des techniques de production de la fin du XVIIIe siècle à l’aube du XXe siècle, l’étude dégage les traits majeurs du phénomène industriel et de ses effets géographiques et sociaux. On décrit idées et mouvements qui analysent ce phénomène et en déduisent des conséquences sociales et politiques. Parallèlement sont tracés les grands traits de l’évolution culturelle et artistique.

  • En géographie

I. LA FRANCE
1. Unité et diversité
Les grands traits de la géographie de la France sont décrits par référence au cadre européen en insistant sur les éléments originaux comme sur les traits communs avec le reste de l’Europe. Les paysages s’inscrivent dans un territoire ouvert, au contact des grands domaines européens. Ces paysages constituent un environnement et un patrimoine à gérer et à préserver.
Les disparités du peuplement sont étudiées à partir d’une carte des densités et mises en rapport avec les évolutions récentes de la population (comportements démographiques, urbanisation et péri-urbanisation).

2. L’aménagement du territoire
On met en évidence, à partir de cartes, des déséquilibres régionaux.
L’étude des réalisations et des projets de l’aménagement du territoire permet d’introduire à l’examen des grands ensembles régionaux.

3. Les grands ensembles régionaux
En excluant toute analyse exhaustive des régions (mais en accordant une attention particulière à la région parisienne et à la région où se trouve situé l’établissement), il s’agit d’étudier les traits spécifiques principaux qui caractérisent les six grands ensembles retenus : l’Ile-de-France et le Bassin parisien (...). L’accent est mis sur les paysages, les activités principales et les métropoles.

  • Commentaire des programmes d'histoire géographie :

Comme en 6e cependant, il est indispensable de multiplier l’observation raisonnée de paysages. L’étude croisée des cartes et des paysages permet de reconnaître et de connaître le monde. C’est à partir de cette étude que l’appropriation par les élèves des notions spécifiques de la géographie est possible.

Approches et méthodes

Lire, observer, identifier
On habituera les élèves à observer, à identifier et à confronter cartes, images, textes et œuvres. En géographie tout particulièrement, l’observation d’un même phénomène à différentes échelles sera privilégiée. Ce travail doit s’insérer dans le processus global de l’acquisition des savoirs.
L’utilisation des technologies actuelles de communication (images satellitales, télématique, CD-ROM) enrichit les pratiques documentaires en classe et au CDI.

Mettre en relation

En géographie, comme en histoire, on insistera sur la mise en relation des phénomènes observés et identifiés. En géographie, la comparaison de cartes et la confection de croquis, qui ne sont pas de simples reproductions, entraînent à l’analyse de ces relations. Ainsi les élèves comprendront-ils progressivement que le simple rapport de cause à effet ne suffit pas à expliquer la complexité des territoires et de leur organisation. De même, en histoire, la mise en relation d’événements ou de faits de civilisation ne doit pas se traduire par une conception linéaire du temps historique. Là encore, on approchera la complexité en se défiant des visions déterministes de l’évolution.
La mise en relation des phénomènes permet, tant en histoire qu’en géographie, d’apprendre à utiliser et à croiser les différents langages des deux disciplines : le texte écrit, l’image, la carte, le graphique.

Rédiger et cartographier

Langage privilégié du géographe, le croquis et ses techniques élémentaires doivent être abordés par les élèves.
Comme en 6e, on évitera la simple reproduction et on s’efforcera de passer de la carte de localisation au croquis démonstratif, en simplifiant, en hiérarchisant et en mettant en relation les phénomènes.
En 6e, les élèves ont appris à rédiger des phrases simples ; en 5e et en 4e, on leur apprendra à lier entre elles ces phrases et à élaborer des textes courts mais démonstratifs.

  • En technologie

L’exploration du champ des applications liées aux activités technologiques est complétée, en classe de 4e, par des productions à partir d’outils de conception et de fabrication assistées par ordinateur, ainsi que par une initiation aux procédures de consultation de données et de transmission de l’information.

L’exploration du champ des applications liées aux activités technologiques est complétée, en classe de 4e, par des productions à partir d’outils de conception et de fabrication assistées par ordinateur, ainsi que par une initiation aux procédures de consultation de données et de transmission de l’information.

Dans les unités de technologie de l’information, il s’agit de faire acquérir aux élèves une certaine maîtrise des outils à travers quelques compétences limitées, qui pourront être réinvesties dans les activités de réalisation, ainsi que la compréhension des concepts correspondants.

  • Le B2i Ecole et Collège

Compétences requises pour le brevet Internet de niveau 1

Maîtriser les premières bases de la technologie informatique
Adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques
Produire, créer, modifier et exploiter un document à l'aide d'un logiciel de traitement de texte
Chercher, se documenter au moyen d'un produit multimédia
Communiquer au moyen d'une messagerie électronique

Compétences requises pour le brevet Internet de niveau 2

Culture informatique
Organiser des traitements numériques à l'aide d'un tableur
Produire, créer et exploiter un document
S'informer et se documenter
Organiser des informations
Communiquer au moyen d'une messagerie électronique

 


 

Apport de la technique de l'hyperpaysage

J'ai découvert la technique des hyperpaysages lors de l'Université d'Automne des Clionautes qui s'est déroulée à Lille en octobre 2004. Christine Partoune, du Laboratoire de Méthodologie de la Géographie de l’Université de Liège, nous y a présenté les apports pédagogiques de cet outil dans l'appropriation des paysages par les élèves. Nous avons pu nous initier à la technique mais surtout à la particularité de la démarche de ce type de pédagogie de projet.

Voir la présentation sur le site du Laboratoire de Méthodologie de la Géographie de l’Université de Liège : http://www.geoeco.ulg.ac.be/lmg/hyperpaysages/

Voir la page consacrée aux hyperpaysages sur le site des Clionautes :
http://www.clionautes.org/article.php3?id_article=622

A la suite de cette Université d'Automne, un certain nombre de collègues se sont lancé dans ce type de projet avec ou sans leurs élèves et on mis en ligne leurs productions.

Caroline Jouneau-Sion, dans l'Académie de Lille :
http://www2c.ac-lille.fr/terril-sabatier/

Hyperpaysages de Capestang (UAC 2005) :
http://www.clionautes.org/uac2005/


Déroulement de l'IDD hyperpaysage

  • Conditions matérielles

Les IDD se déroulent sur une période de 12 séances de 2 heures, en présence d'un ou deux professeurs (selon les disponibilités), voire de trois lors d'activités au CDI. Les élèves avaient le choix entre 4 thèmes d'IDD et ont émis des voeux.
Deux groupes de 17 élèves de succèdent au cours de l'année.

Les élèves ont travaillé dans trois lieux : une salle d'histoire-géographie, une salle de technologie équipée de 15 postes informatiques, le CDI du collège, également équipé d'une dizaine de postes.

Nous sommes allés faire des photographies dans Grand-Quevilly une première fois pour réaliser les panoramiques, puis ponctuellement, pour illustrer les pages, en fonction des besoins. Certaines photos, pour des raisons pratiques, ont été réalisées par les enseignants mais toujours à la demande des élèves.

M. Giovanelli, conseiller municipal de Grand Quevilly et élu au Conseil Général de Seine Maritime est venu faire un exposé sur l'urbanisme de la ville.

La mise en ligne finale a été faite par un professeur.

  • Activités des élèves

Dans un premier temps, une première sortie a été faite qui a permis une immersion dans le paysage et le choix des thèmes à développer. A cette occasion, les photos panoramiques ont été prises par les élèves.

Dans un second temps, un triple travail a été réalisé par les élèves, chaque groupe travaillant à son rythme, tant sur la technique que sur le fond. Ils ont effectué des recherches pour développer leurs pages thématiques, ils ont créé les paysages panoramiques, créé les liens d'accès vers leurs pages et rédigé leurs textes.

Ils disposaient d'un cahier des charges pour réaliser leur travail, leur imposant des contraintes formelles de mise en page et de traitement des images.

Les élèves ont fait des recherches dans le fond documentaire très riche du CDI et sur Internet.

Ils ont utilisé des logiciels de traitement d'image, de traitement de texte, des tableurs, et des éditeurs de pages html.

Ils ont également, pour certains d'entre eux, utilisé un logiciel de messagerie pour demander des autorisations d'utilisation d'image.


Bilan

Ceci est un bilan d'étape. Le travail du deuxième groupe est à venir.
Ces pages ont été réalisées pour pouvoir évaluer le travail restant à faire et pour pouvoir reprendre et compléter les pages déjà faites. Ce sera la tâche du deuxième groupe.
Des thèmes importants n'ont pas été abordés, d'autres doivent être approfondis.

Du fait de l'arrivée du printemps, il sera sans doute plus facile de sortir du collège et de faire des photos, ce qui est parfois difficile sous notre climat normand.

La mise en ligne d'une première ébauche du travail permettra sans doute une meilleure implication des élèves. Le premier groupe avait en effet un peu de mal à voir "où on allait", bien que des exemples d'hyperpaysages leur ait été présentés.

La principale difficulté que les élèves ont rencontrée a été la création de textes personnels. Il faudra veiller à accorder davantage de temps à l'activité de rédaction.

La réalisation de ces pages a permis aux élèves de redécouvrir leur ville, de la voir dans une dynamique temporelle qu'ils ne soupçonnaient souvent pas.

Il leur également permis de mettre en pratique la notion de "droit d'auteur", de contacter des personnes par courrier électronique pour demander l'utilisation de certaines images.

A suivre ......

 

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